LES AVENTURES DE RABBI JACOB

France / Italie
1973
Comédie
1h31
date de sortie en France : 18 octobre 1973

Nomination aux Golden Globes

avec
Lionel SPIELMAN (David Schmoll)
et Louis DE FUNES (Victor Pivert) Claude GIRAUD (Slimane) Henri GUYBET (Salomon) Marcel DALIO (Rabbi Jacob)

le sujet 
Brooklyn.

Le vénéré Rabbi Jacob et son secrétaire sont en route pour l'aéroport JFK afin de se rendre à Paris pour la Bar Mitzvah du jeune David Schmoll.

En France, Victor Pivert assiste inopinément à un règlement de comptes entre les membres d'une police d'État d'un pays arabe et un dissident politique, Slimane, que ces derniers veulent éliminer.
Slimane, parvenant alors à s'échapper, entraîne, malgré lui dans sa cavale, Victor Pivert devenu son « otage » et qui se retrouve de surcroît aussi bien recherché par la police française, que par la police secrète du pays arabe.

Afin de s'échapper, ils usurpent l'identité de deux rabbins hassidiques tout juste débarqués de New York. 
Confondus par la famille Schmoll venue chercher le vénéré Rabbi Jacob, ils sont alors entraînés, malgré eux, dans une cérémonie juive rue des Rosiers.

le réalisateur

Né Max-Gérard Houry Tannenbaum le 29 avril 1919 à Paris, Gérard OURY est le fils d'un violoniste d’origine juive russe et d'une journaliste critique d'art.
Il mène une scolarité sans histoire au lycée Janson-de-Sailly. Il y côtoie François Périer, à 17 ans suit les cours de René Simon, puis il entre au Conservatoire en 1938, aux côtés de Bernard Blier et de François Périer. Pensionnaire de la Comédie-Française en 1939, il obtient son premier rôle dans Britannicus, en remplacement d'un acteur mobilisé.

En 1940, Gérard fuit la France avec sa compagne, se réfugie à Genève afin d'échapper aux mesures antijuives ayant cours en France occupée.
En 1942, il ne reconnaît pas sa fille unique : la réalisatrice Danièle Thompson, pour lui éviter ce statut.
Après la Seconde Guerre mondiale, Gérard revient en France, retrouve la Comédie Française. Il joue au théâtre, et quelques seconds rôles au cinéma. C'est dans ce film La Belle que voilà (1949) de Jean-Paul Le Chanois, qu'il embrasse pour la première fois Michèle Morgan.

En 1958, Gérard s'essaie au scénario dans Le Miroir à deux faces, coécrit avec André Cayatte. C'est à cette occasion qu'il entame une relation avec Michèle Morgan, qui devient sa compagne.

L'apprenti acteur se lance alors dans la réalisation l'année suivante. Si La Main chaude est un échec commercial, Le Corniaud, La Grande Vadrouille,

Le Cerveau,

La Folie des grandeurs, L'as des as, Lévy et Goliath, sont des cartons.
En 1989, Gérard Oury a publié sa première autobiographie. Intitulé Mémoire d'éléphant, ce livre est rempli d'anecdotes.
Il n'abandonne pas pour autant le cinéma, co-écrit les scénarii qu'il met en  scène avec Danièle Thompson, et s'inspire de l'affaire du Rainbow Warrior pour Vanille fraise. Le film totalisera péniblement 216 853 entrées.

En 1993, Gérard Oury reçoit un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Le réalisateur a offert sa récompense à Jeanne de Funès en hommage à son époux, décédé 10 ans plus tôt.
Devenant peu à peu aveugle, Gérard réalise ses deux derniers films : Fantôme avec chauffeur et Le Schpountz, remake du film de Marcel Pagnol.
Elu membre de l'Académie des beaux-arts le 11 mars 1998, Gérard est reçu sous la Coupole le 1er mars 2000.

En mai 2001, le réalisateur, presque aveugle, a publié Ma Grande Vadrouille, un livre de souvenirs, d'anecdotes et de pensées classées par ordre alphabétique.
Le 14 mai 2001, le Festival de Cannes lui a rendu hommage.
Le 20 septembre 2002, Gérard Oury a été élevé au rang de Grand officier de l'Ordre national du mérite par Jacques Chirac.

Gérard Oury s'éteint le 20 juillet 2006 dans sa maison de Saint-Tropez, à l'âge de 87 ans.
Il est enterré à Paris au cimetière Montparnasse.
 


les enfants

Né en 1962, c'est le seul film de Lionel SPIELMAN.
Aujourd'hui, il serait gérant d'une entreprise
de gros.

les commentaires

Lors de sa sortie en salles, le film a totalisé 7,30 millions d'entrées.

Le 6 octobre 1973, deux semaines avant la sortie du film, commençait au Proche-Orient la guerre du Kippour entre Israël et les pays arabes voisins.

Rémy Julienne a réglé l'une des cascades les plus compliquées de sa carrière dans laquelle la DS de Pivert évite un gros poids lourd, sort de route et tombe dans un lac. Il était accompagné par une équipe qui se trouvait sous l'eau dans le lac pour empêcher la voiture de couler.

La rue des Rosiers, cœur du vieux quartier juif du Marais à Paris, où ont lieu plusieurs des scènes les plus mémorables du film (notamment la fameuse danse hassidique), a été reconstituée à Saint-Denis.

C'est le dernier film du duo Gérard Oury - Louis de Funès.

Le tournage a duré 8 semaines, de mars à juillet 1973. Les extérieurs ont été tournés notamment, à New York, dans le quartier de Brooklyn.

Dans un petit rôle, on reconnaît Gérard Darmon, alors, à ses débuts.

gare aux gaffes

Lors de la bénédiction de David, le faux Rabbi Jacob lui dit « Je te bénis David ». En fait, si l'on en croit la Bible, il aurait dû lui dire « Que l’Éternel te bénisse ».

La scène de la moto, où Slimane et Victor Pivert traversent en trombe la rue de Rivoli pour rejoindre les Invalides, comporte un faux raccord. La moto passe d'abord devant la Samaritaine puis devant l'Hôtel de ville de Paris alors que, géographiquement, l'Hôtel de ville est avant la Samaritaine.

les affiches du film à l'étranger

Allemagne

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.